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INTRODUCTION
Le
solaire thermique permet d'utiliser une énergie inépuisable
et gratuite (si l'on ne tient pas compte de l'investissement) pour
obtenir son eau chaude sanitaire ou pour chauffer des locaux.
Il permet surtout d'économiser des énergies fossiles
et d'éviter des émissions supplémentaires de
dioxyde de carbone.
Il utilise l'effet de serre dont on entend parler si souvent de
façon négative. Il faut se rappeler que l'effet de
serre est indispensable à la vie sur Terre, mais il faut
conserver le fragile équilibre actuel : moins d'effet de
serre et on entre dans une période glaciaire, plus d'effet
de serre et c'est la fonte des glaciers, la montée du niveau
des mers …
On
remarquera que le solaire thermique utilise l'effet de serre pour
diminuer les émission de dioxyde de carbone, donc pour limiter
l'augmentation de l'effet de serre sur la Planète.
Une
installation de solaire thermique est constituée d'une chaîne
de trois maillons : récupération de l'énergie
solaire - stockage de l'énergie - distribution de l'énergie.
Le capteur est le premier maillon ; le ballon d'eau chaude, le ballon
de stockage ou le plancher chauffant est le deuxième ; le
troisième est l'eau chaude sanitaire ou le plancher qui rayonne
la chaleur emmagasinée.
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Récupération
de l'énergie
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Stockage
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Distribution
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Capteurs
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Ballon
d'eau chaude
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Eau
chaude sanitaire
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Capteurs
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Plancher
chauffant ou ballon de stockage
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Plancher
chauffant
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L'EFFET
DE SERRE
C'est
l'effet recherché dans une serre d'horticulteur ou de maraîcher
(d'où son nom).
Le Soleil nous envoie un ensemble de rayonnements :
* la lumière visible, blanche, qui est le mélange
d'innombrables lumières colorées (les couleurs de
l'arc en ciel).
* des rayons ultraviolets (UV) invisibles mais responsables du bronzage
et des coups de soleil.
* des rayons infrarouges (IR), invisibles eux aussi, mais que la
peau détecte par la sensation de chaud (ce sont surtout grâce
à eux que nous ressentons "le chaud" lorsqu'on
se trouve au soleil).
Les
rayons IR sont émis par tout objet, et d'autant plus que
l'objet est plus chaud. En passant à proximité d'un
fourneau, d'un barbecue, on ressent sur la peau de la chaleur :
on détecte les IR émis par ces appareils très
chauds.
On ressent également une douce chaleur, par un soir d'été,
en passant à proximité d'un mur qui a été
échauffé pendant la journée par le Soleil.
Un
corps qui reçoit des rayons IR se réchauffe ; un corps
qui émet des IR se refroidit (il perd de la chaleur).
Les
IR émis par le Soleil ou les différents objets ont
des propriétés différentes.
Des matières telles que le verre ou certaines matières
plastiques se laissent traverser (elles sont transparentes) par
les IR issus du Soleil ou de corps très chauds, mais sont
opaques aux IR provenant d'objets dont la température n'est
pas très élevée.
Dans
le cas de la serre, les IR provenant du Soleil traversent le verre
et chauffent le sol et les plantes de la serre. Ces corps tièdes
émettent en direction de l'extérieur des IR, mais
ceux-ci ne peuvent traverser le verre, ils sont absorbés.
La vitre s'échauffe donc et émet à son tour
des IR : la moitié vers l'intérieur de la serre, l'autre
moitié vers l'espace : c'est une perte de chaleur qui occasionne
un refroidissement de la serre. Ainsi, la moitié seulement
de l'énergie rayonnée par le sol de la serre est perdu.
En l'absence de vitres, la totalité des rayons IR partirait
dans l'espace et la température du sol serait donc plus faible.
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Avec
effet de serre
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Sans
effet de serre
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Pour
la planète Terre, soumise elle aussi à un effet de
serre, ce sont les gaz à effet de serre (CO2, vapeur d'eau,
méthane, CFC, etc) qui jouent le rôle de la vitre.
Ce sont eux qui arrêtent les rayons IR émis par la
Terre vers l'espace et en renvoient la moitié vers le sol
ce qui contribue au réchauffement de la planète.
Il
faut rappeler que sans gaz à effet de serre, la planète
serait inhabitable, la moyenne de la température sur la Terre
serait négative (actuellement, la température moyenne
est voisine de 15°C). L'effet de serre est indispensable pour
la survie des espèces peuplant actuellement la planète.
Mais l'équilibre fragile doit être conservé
: si l'effet de serre devient plus important la température
moyenne de la Terre va augmenter ; si cet effet diminue, la planète
se refroidira. Dans les deux cas, il y a dérèglement
climatique, ce qui est néfaste pour les êtres vivants.
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1
: rayonnement solaire dans l'espace et se dirigeant vers la Terre.
2 : rayonnement réfléchi par la haute atmosphère.
3 : rayonnement solaire arrivant sur le sol.
4 : rayonnement infra rouge émis par la Terre.
5 : rayonnement renvoyé par les gaz à effet de serre
vers la Terre.
6 : rayonnement envoyé par les gaz à effet de serre
vers l'espace.
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LE
CAPTEUR SOLAIRE THERMIQUE
Les
capteurs thermiques utilisés pour les chauffe-eau et pour
le chauffage sont les mêmes.
Le
capteur solaire fonctionne en utilisant l'effet de serre.
Il est composé d'un absorbeur qui reçoit les rayons
du Soleil et donc s'échauffe. Il s'agit généralement
d'une plaque noire traitée spécialement pour absorber
au maximum le rayonnement et pour émettre un minimum de rayons
IR.
Cette plaque doit transférer la chaleur reçue à
un fluide (le plus souvent de l'eau mélangée à
un antigel, mais cela peut être de l'huile ou même de
l'air). Plusieurs solutions techniques sont utilisées :
-
Première solution, celle du radiateur extra-plat de chauffage
central : l'absorbeur est soudé sur son pourtour avec une
plaque métallique, le liquide caloporteur circule entre ces
deux plaques. Il est donc en contact direct avec l'absorbeur, d'où
un meilleur transfert de chaleur.
-
Deuxième solution : la plaque est en bon contact (soudée
ou sertie) avec des tuyaux dans lesquels passe l'antigel. Dans ce
cas, il y a deux possibilités : soit un tuyau unique serpente
sur la surface de l'absorbeur ; soit un certain nombre de tuyaux
rectilignes, parallèles au grand côté de l'absorbeur,
relient un collecteur froid en bas à un collecteur chaud,
en haut (les collecteurs peuvent aussi être les 2 en haut).
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Tuyau
unique
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Tuyaux
parallèles avec collecteurs opposés
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Tuyaux
parallèles avec collecteurs accolés
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Au
dessus de l'absorbeur est placée une vitre pour obtenir l'effet
de serre. La vitre est le "couvercle" d'un coffre dans
lequel se trouve l'absorbeur. L'ensemble doit être convenablement
isolé pour limiter au maximum les pertes calorifiques. Il
doit être également étanche, toute humidité
dans le capteur entraînant la formation de buée qui
réfléchira une partie des rayons solaires.
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1
: rayonnement solaire incident
2 : rayonnement solaire transmis à travers la vitre vers
l'absorbeur
3 : rayonnement solaire réfléchi par la vitre vers
l'extérieur
4 : rayonnement infrarouge produit par l'absorbeur vers la vitre
5 : rayonnement infrarouge transmis par la vitre vers l'extérieur
6 : rayonnement infrarouge réfléchi par la vitre vers
l'absorbeur
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LE
CHAUFFE-EAU SOLAIRE
Antigel
ou pas ?
* Il est possible de faire passer directement l'eau sanitaire
dans le capteur. Le rendement est plutôt meilleur. Ce choix
est fait dans les pays au climat chaud.
L'inconvénient est le risque de gel : si pendant la nuit,
la température descend nettement en dessous de zéro,
l'eau de l'absorbeur risque de geler et de détériorer
celui-ci.
Il sera peut-être nécessaire d'installer un réducteur
de pression an amont du ballon, car le capteur ne supporte pas
obligatoirement la pression du réseau d'eau.
*
En général dans nos régions, le liquide qui
circule dans le capteur (liquide caloporteur) est un antigel alimentaire
additionné d'un colorant (ce qui permet de détecter
une fuite d'antigel dans l'eau sanitaire). Un échangeur
de chaleur est alors nécessaire. Il s'agit d'un serpentin
situé dans le ballon d'eau chaude et dans lequel circule
le fluide caloporteur venant du capteur.
L'inconvénient est un rendement plus bas de l'installation,
une partie de la chaleur du fluide caloporteur n'est pas transférée
à l'eau sanitaire.
Vase
d'expansion :
La température du liquide caloporteur varie notablement
(de 10 à 100°C). De ce fait, le volume du liquide varie.
Il faudra prévoir un vase d'expansion correctement dimensionné
sur le circuit solaire.
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Schéma
de principe avec échangeur et fluide caloporteur
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Pompe
ou thermosiphon ?
*
L'installation peut fonctionner en thermosiphon, le système
est alors autonome. La circulation du liquide est due à la
convection. Dans ce cas, le ballon d'eau chaude doit se trouver
obligatoirement plus haut que les capteurs. L'installation doit
être soignée, les tuyaux doivent être assez gros,
les plus courts possible et avec peu de coudes. La pente des tuyaux
doit être régulière.
Dans les pays méditerranéens, ce système est
très présent sur les terrasses des maisons ; le ballon
et les capteurs étant montés sur le même bâti.
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Fonctionnement d'un chauffe-eau solaire en
thermosiphon
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*
Le plus souvent, et notamment dans notre région, l'installation
fonctionne avec une pompe (genre circulateur de chauffage central).
L'inconvénient étant la dépendance à
l'électricité et la nécessité d'un système
de régulation qui pilotera la pompe en fonction de l'ensoleillement
et de la température dans le ballon.
Les avantages étant une circulation plus rapide du liquide
dans les capteurs (donc un meilleur rendement) et surtout la possibilité
de placer le ballon n'importe où.
A noter que l'on peut rendre le système autonome en utilisant
une pompe fonctionnant en 12V reliée à un panneau
photovoltaïque (capteur qui transforme les rayons du soleil
en électricité).
Où
doit-on placer le ballon ?
*
Si on n'utilise l'eau chaude que pour des bains (peu de soutirages,
mais gros volumes utilisés à chaque fois), le ballon
peut être placé où l'on veut.
* Si on utilise l'eau chaude très souvent et en petite quantité
(se laver les mains, laver une assiette …), le ballon devra
se trouver le plus près possible du lieu d'utilisation (on
ne doit pas faire couler 5 litres d'eau froide avant de sentir arriver
l'eau chaude).
Quelle
surface de capteur ?
Cela dépend, bien sûr, de la consommation d'eau chaude
et du volume du ballon.
Le volume du ballon dépend de la consommation et de l'autonomie
souhaitée : même en été il peut y avoir
plusieurs jours sans soleil ; pendant combien de jours veut-on pouvoir
utiliser la réserve d'eau chaude ?
En général on considère que le volume du ballon
est de 100L par personne et que la surface de capteurs est de 1
mètre carré pour l'installation plus 1 mètre
carré par personne.
Quelle
orientation pour les capteurs ?
Le plus au sud possible ! Un décalage de 30° par rapport
à cette direction privilégiée est acceptable,
au delà, le décalage supplémentaire devient
de plus en plus pénalisant.
Quelle inclinaison des capteurs ?
Cela dépend des choix de départ.
* si on veut de l'eau chaude solaire uniquement pendant la période
estivale, une inclinaison de 30° à 45° est satisfaisante.
* Si on veut utiliser de l'eau chaude solaire en hiver, l'inclinaison
devra être de 60° (les rayons du Soleil devant être
proches de la perpendiculaire au capteur).
Intégration
:
Les capteurs solaires peuvent être posés sur le toit,
par dessus les tuiles. Ils peuvent aussi être intégrés,
c'est-à-dire qu'ils remplacent une partie des tuiles.
On peut aussi les placer sur une terrasse, un support est alors
nécessaire pour obtenir une bonne inclinaison.
Les capteurs peuvent aussi être placés en pare-soleil
sur la façade ou sur un balcon.
On peut encore les poser sur un talus à proximité
de la maison (attention, plus les tuyaux sont longs, plus leur isolation
doit être soignée.
Quelle
énergie d'appoint ?
Le Soleil ne brille pas tous les jours. On subit de longues périodes
(surtout en hiver) sans soleil. On a cependant besoin d'eau chaude.
Il faut donc prévoir un réchauffage "classique"
de l'eau.
Il y a beaucoup de solutions ; mais elles ne sont pas toutes équivalentes.
Chacun choisira en fonction de ses impératifs.
Dans tous les cas, il faudra veiller à ce que le solaire
reste prioritaire. Prenons un exemple avec un appoint électrique
: si on place la résistance au fond du ballon (comme dans
tout cumulus), l'énergie électrique chauffera le ballon
entier pendant la nuit. Au matin, le Soleil brille, mais comme l'eau
est déjà chaude, on ne l'utilise pas. Il faut donc
placer la résistance en haut du ballon, le Soleil chauffera
le bas ; mais si le matin il n'y a pas de soleil, comme il y a peu
de réserve d'eau chaude, il risque d'y avoir pénurie.
Il faut dans ce cas que le chauffage électrique de l'eau
puisse se faire de jour.
Le
même souci doit être observé si l'appoint est
la chaudière (quel que soit le type d'énergie). Le
ballon est équipé de deux serpentins : l'un en bas
est relié au circuit solaire, l'autre, en haut, est relié
au circuit de la chaudière. Il est indispensable que le ballon
soit vertical, et il est souhaitable qu'il soit plus haut que large
pour favoriser la stratification de l'eau (la température
de l'eau augmente du bas vers le haut du ballon).
On peut aussi choisir deux ballons, un solaire et un d'appoint.
Ils peuvent être montés en série ou en dérivation.
Il faut se faire conseiller par quelqu'un de compétent car
les mauvais choix sont possibles.
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Le
Soleil brille, on remarque que la presque totalité de l'eau
du ballon est chaude.
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Le
ciel est couvert. Le chauffage de l'eau est réalisé
par l'appoint. On remarque qu'il n'y a que la partie supérieure
du ballon qui est chaude.
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Chauffe-eau
solaire avec appoint
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Boucle
de décharge :
En été le Soleil tape fort ! La température
dans le ballon peut atteindre des valeurs élevées,
donc dangereuses. Il faut donc prévoir un mélangeur
thermostatique à la sortie du ballon pour éviter des
brûlures sous la douche ou à la sortie d'un robinet.
La régulation peut éviter le recours au mélangeur
: il suffit de lui donner une consigne sur la température
maximale du ballon. Quand la température du ballon atteint
la valeur maxi, le circulateur s'arrête, le ballon ne chauffe
plus.
Mais attention, dans ce cas, le capteur, n'étant plus refroidit,
s'échauffe fortement, ce qui peut amener un vieillissement
prématuré des capteurs.
Pour certains chauffe-eau solaires, il faut prévoir une boucle
de décharge qui évacuera la chaleur excédentaire
reçue par les capteurs. Avant le devis, il faudra demander
à l'installateur si le système prévu nécessite
ou non cette boucle de décharge.
Quel
entretien ?
Très peu de choses ! Eventuellement, une fois ou deux par
an, passer un coup de chiffon sur les vitres des capteurs.
Vérifier le niveau du fluide caloporteur.
Si l'eau est très calcaire, il faudra peut-être procéder
à un détartrage du ballon (mais l'entartrage d'un
ballon solaire est beaucoup moins rapide que pour un cumulus, car
la température de la résistance est plus élevée
que celle du serpentin).
Petit
conseil :
Tant qu'à avoir maintenant de l'eau chaude gratuite (en excluant
l'investissement), autant en profiter au maximum.
Utiliser cette eau chaude pour le lave-vaisselle et le lave-linge.
On commence à trouver ces appareils avec une entrée
prévue pour l'eau chaude. Cela évite ou réduit
la consommation d'électricité et c'est bon pour la
Planète !
Si votre machine à laver le linge n'a pas d'entrée
prévue pour l'eau chaude et que le chargement se fait par
le haut, vous pouvez, après avoir placé le linge dans
le tambour, verser un seau d'eau chaude prélevée au
robinet. Le rinçage se fera à l'eau froide.
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LE
CHAUFFAGE SOLAIRE
L'énergie
solaire la plus facilement récupérable est celle qui
pénètre par les fenêtres. On dit qu'il s'agit
de solaire passif. On devra donc privilégier les larges vitrages
au sud. Des volets bien étanches et isolants sont nécessaires
pour limiter les pertes de chaleur pendant la nuit.
Pour
le solaire actif (on va chercher la chaleur à l'extérieur)
on utilise des capteurs thermiques. La température du liquide
caloporteur étant peu élevée (de 30 à
50°C), il n'est pas possible d'utiliser des radiateurs classiques
de chauffage central (ceux-ci sont prévus pour fonctionner
avec de l'eau dont la température est supérieure à
45°C).
Il faudra donc choisir les planchers chauffants, voire les planchers
ET les murs chauffants, de façon à avoir une surface
émettrice de chaleur la plus grande possible, ce qui permet
de valoriser un fluide caloporteur tiède.
L'avantage supplémentaire de ce choix est un confort thermique
plus grand. En effet, la température perçue dans une
pièce dépend autant de la température des murs
que de celle de l'air.
Dimensionnement
de l'installation :
Plus la surface de capteurs est grande, plus le système sera
efficace en hiver, mais le risque de surchauffe est plus grand en
mi-saison et en été.
En fait, on cherchera un compromis pour lequel le rapport efficacité
/ coût est optimum.
D'un point de vue général, on estime que le ratio
de 15m2 de capteurs pour 100m2 de surface habitable est suffisant.
Plancher
solaire direct ou échangeur de chaleur :
* Le plancher solaire direct (PSD) offre un meilleur rendement,
la chaleur captée étant presque totalement cédée
au plancher chauffant. L'inconvénient (mineur) étant
que l'antigel est nécessaire dans toute l'installation (y
compris dans la chaudière d'appoint).
*
L'échangeur de chaleur sépare le circuit solaire (contenant
de l'antigel) du circuit de chauffage (contenant de l'eau). L'inconvénient,
outre le prix de l'échangeur, est un rendement plus faible
: une partie de la chaleur récupérée par les
capteurs n'est pas cédée à l'eau du chauffage
central.
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Schéma
de principe plancher solaire direct
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Orientation,
inclinaison :
Les capteurs doivent être orientés au sud. Un décalage
par rapport à cette direction privilégiée de
20° est acceptable. Au delà, la chute du rendement est
de plus en plus pénalisante.
Pour une efficacité optimale, les rayons du soleil doivent
être perpendiculaires aux capteurs. Lors de la saison de chauffe,
le Soleil ne monte pas très haut dans le ciel. Les panneaux
doivent donc être très inclinés. Dans notre
région, la pente optimale est de 60° (la latitude + 10°).
L'inclinaison des capteurs est plus grande pour le chauffage que
pour le chauffe-eau.
Energie
d'appoint :
Le Soleil n'étant pas au rendez-vous chaque jour, il est
nécessaire de prévoir un chauffage d'appoint.
*Le chauffage d'appoint peut être indépendant du chauffage
solaire. Par exemple des radiateurs électriques ou un poêle
à bois ou un insert … Suivant le cas, le passage au
chauffage d'appoint se fera automatiquement ou manuellement.
*Le chauffage d'appoint peut être combiné au chauffage
solaire : une chaudière (quelle que soit l'énergie
qu'elle utilise) est branchée en parallèle sur le
même circuit de chauffage. Une régulation bien étudiée
gèrera automatiquement le passage de la chaudière
au solaire et vice versa, en fonction de l'ensoleillement, de la
température extérieure et intérieure.
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Le
Soleil brille. L'appoint ne fonctionne pas. Ce sont les capteurs
qui chauffent le ballon et le plancher chauffant (qui accumule la
chaleur, il la restituera progressivement).
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Le
ciel est gris. La régulation a mis en fonction l'appoint
(chaudière par exemple).
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Chauffage
solaire combiné (chauffage et production d'eau chaude)
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Surchauffe,boucle
de décharge :
En été le Soleil tape fort ! Les besoins sont limités
à l'eau chaude sanitaire. La température des
capteurs va monter et cela peut provoquer des ennuis : le liquide
caloporteur peut
bouillir (d'où perte de vapeur et peut-être problème
de pression dans le circuit : attention au vase d'expansion !),
les capteurs peuvent vieillir prématurément.
Il est prudent de prévoir une "boucle de décharge",
c'est-à-dire un circuit dans lequel le fluide caloporteur
se refroidit. On peut chauffer la piscine ou chauffer le sol du
bûcher pour sécher plus rapidement le bois, on peut
aussi perdre totalement la chaleur en faisant circuler le liquide
caloporteur dans des tuyaux enterrés dans le verger ou sous
la pelouse.
La
combinaison chauffage / eau chaude sanitaire :
Une installation de chauffage solaire est presque toujours associée
à la production d'eau chaude sanitaire. Un jeu de vannes,
pilotées par la régulation, permet de diriger le liquide
caloporteur venant des capteurs vers le ballon d'eau chaude ou vers
les planchers chauffants.
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