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Comment ça marche ?
ENERGIE
PHOTOVOLTAIQUE
CELLULE
PHOTOVOLTAIQUE
PANNEAU
PHOTOVOLTAIQUE
PRINCIPE
DE FONCTIONNEMENT D'UNE CELLULE PHOTOVOLTAIQUE
LES
DIFFERENTS BRANCHEMENTS DES PANNEAUX
PHOTOVOLTAIQUE
EN SITE ISOLE OU RELIE AU RESEAU ?
PRODUCTION
PHOTOVOLTAIQUE EN FRANCHE COMTE
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ENERGIE
PHOTOVOLTAIQUE
C'est
l'énergie électrique
obtenue par conversion de l'énergie lumineuse (provenant
en général du soleil). L'appareil qui effectue cette
conversion est la cellule photovoltaïque.
CELLULE
PHOTOVOLTAIQUE
Encore
appelée photopile. C'est une mince couche (deux dixièmes
de mm) d'un métal semi-conducteur (souvent le silicium)
traitée pour pouvoir convertir la lumière en courant
continu.
Elle est en général bleue, mais on peut lui donner
n'importe quelle couleur. La couleur bleue est due à la
couche anti-reflet déposée à sa surface.
Une cellule éclairée convenablement fournit une
tension électrique continue de 0,5V. Cette tension dépend
peu de l'éclairement (sauf quand celui-ci est trop faible)
L'intensité, donc la puissance
fournie, dépend fortement de l'éclairement et elle
est proportionnelle à la surface de la cellule. Elle est
de quelques centièmes d'ampère pour une surface
très bien ensoleillée de 1 cm2.
La surface d'une cellule est comprise entre quelques mm2 (photopile
de montre) et 400 cm2. Il n'y a pas de limite théorique
pour cette surface, mais les difficultés techniques, donc
les coûts, augmentent avec les dimensions.
Les
principaux types de cellule :
1.
cellule en silicium amorphe (c'est à dire que le silicium
n'est pas cristallisé, il est déposé sur
une feuille de verre). La cellule est gris très foncé.
C'est la cellule des calculatrices et des montres dites "solaires".
- avantages :
* elles fonctionnent avec un éclairement faible (par temps
couvert ou à l'intérieur d'un bâtiment),
* elles sont moins chères que les autres.
- inconvénients :
* leur rendement ( 6%) est moins bon que les autres en plein soleil,
* leurs performances diminuent sensiblement avec le temps.
2.
cellule en silicium monocristallin (on s'arrange, lors du
refroidissement du silicium fondu pour qu'il se solidifie en ne
formant qu'un seul cristal de grande dimension). On découpe
le cristal en fines tranches qui donneront les cellules. Ces cellules
sont en général d'un bleu uniforme.
- avantage :
* bon rendement (17%).
- inconvénients :
* les cellules sont chères,
* fonctionnement très médiocre sous un faible éclairement.
3.
cellule en silicium polycristallin (pendant le refroidissement
du silicium, il se forme plusieurs cristaux). Ce genre de cellule
est également bleu, mais pas uniforme, on distingue des
motifs créés par les différents cristaux.
- avantages :
* bon rendement (13%), mais cependant moins bon que pour le monocristallin,
* moins cher que le monocristallin.
- inconvénient :
* les mêmes que le monocristallin.
Ce sont les cellules les plus utilisées pour la production
électrique (meilleur rapport qualité-prix).
4.
Il existe d'autres types de cellule, certains étant en cours
d'étude. Leur utilisation est pratiquement négligeable
actuellement.
PANNEAU PHOTOVOLTAIQUE
C'est
un assemblage de cellules photovoltaïques. Les cellules sont
en général montées en série (la borne
positive d'une cellule est reliée à la borne négative
de la cellule suivante). On obtient ainsi une tension plus élevée
(en général 12 ou 24V).
Les
panneaux photovoltaïques seront montés eux mêmes
en série si on souhaite obtenir une tension supérieure
à 12 ou 24V ou en dérivation ( les bornes positives
des différents panneaux sont reliés ensemble, les
bornes négatives également) si on souhaite obtenir
une intensité plus importante.
La
puissance maximale que peut fournir un panneau, dans des conditions
idéales, est la puissance
crête (elle est donnée en watt-crête, dont
le symbole est Wc). Les panneaux les plus courants ont une puissance
crête de 40 à 180 Wc.
PRINCIPE
DE FONCTIONNEMENT D'UNE CELLULE PHOTOVOLTAIQUE
Très
schématiquement (les puristes chercheront un site scientifique
pour une présentation rigoureuse) les "grains"
de lumière qu'on appelle photons, en pénétrant
très légèrement dans le silicium, déplacent
quelques électrons du métal. Le métal semi-conducteur
ne permettant le déplacement des électrons que dans
un sens, les électrons déplacés par la lumière
doivent passer par le circuit extérieur pour revenir à
leur place, ce qui engendre un courant.
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LES
DIFFERENTS BRANCHEMENTS DES PANNEAUX
1-
Branchement en série :
Ce type de branchement permet d'obtenir des tensions plus élevées
(les tensions des panneaux s'ajoutent) ; l'intensité qui
traverse chaque panneau est la même ; elle est égale
à l'intensité du panneau le "plus faible".
Dans
ce type de branchement, la borne positive d'un panneau est relié
à la borne négative du panneau suivant (ou du panneau
précédent).
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Si
la tension entre les bornes d'un panneau est de 12V, on disposera,
entre A et B d'une tension de 12 + 12 + 12 + 12 = 48V.
Si
les quatre panneaux sont identiques et éclairés
de la même façon, ils fournissent la même intensité,
par exemple 1 A (un ampère). L'intensité fournie
par l'ensemble est également de 1A. La puissance disponible
(tension x intensité) est de : 48V x 1A = 48W.
La puissance de l'ensemble est la somme des puissances des quatre
capteurs. ( puissance fournie par un capteur : 12V x 1A = 12 W).
Supposons
maintenant que l'un des panneaux soit dans l'ombre, il fournira
une intensité moindre, par exemple 0,2A. Dans ce cas l'intensité
fournie par l'ensemble ne sera plus que de 0,2A (le panneau dans
l'ombre ne peut pas être traversé par plus de 0,2A).
La puissance fournie par l'ensemble sera de : 48V x 0,2A = 9,6
W.
De l'ombre qui arrive sur un panneau ou même seulement sur
une partie de ce panneau entraîne un effondrement de la
puissance fournie.
On aura compris que l'on devra étudier l'environnement
des panneaux pour qu'aucune ombre ne vienne s'y balader ! Attention
donc aux cheminées, arbres et même poteau électrique.
Remarque
: dans ce type de branchement, on peut utiliser des panneaux de
tensions différentes (par exemple trois panneaux de 12V
et un de 6V ; on disposera alors d'une tension de 42V), mais il
faudra choisir des panneaux qui fournissent des intensités
égales.
2-
Branchement en dérivation :
Ce type de branchement est aussi appelé "montage en
parallèle".
Dans ce cas, les bornes positives des différents capteurs
sont reliées entre elles, formant la borne positive de
l'ensemble ; de même les bornes négatives seront
reliées entre elles.
Ce montage n'est possible que si les panneaux ont la même
tension (mais ils peuvent fournir des intensités différentes).
La tension entre les bornes de l'ensemble est égale à
la tension commune des différents capteurs.
L'intensité fournie par l'ensemble est égale à
la somme des intensités fournies par chaque panneau. C'est
le montage qui convient quand on a besoin d'une intensité
importante.
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Entre
A et B la tension est de 12V.
L'intensité qui sort de l'ensemble (avec les mêmes hypothèses
que pour le montage en série) est :
1A + 1A + 1A + 1A = 4A.
La puissance disponible est donc : 12V x 4A = 48W soit la même
puissance que dans le montage en série.
Comme
dans le cas précédent, supposons que l'un des capteurs
soit mal éclairé et ne fournisse plus que 0,2A. L'intensité
fournie par l'ensemble sera : 1A + 1A + 1A + 0,2A = 3,2A.
La puissance disponible est de : 12V x 3,2A = 38,4W.
La perte de puissance est moins pénalisante que dans le montage
en série (perte de 20% ici contre 80% pour le montage en
série).
3-
Montage mixte série - dérivation :
Dans ce cas, on monte en dérivation des ensembles de panneaux
montés en série (on peut aussi monter en série
des ensembles de panneaux montés en dérivation).
Prenons
un exemple simple : on dispose d'un onduleur
dont la tension de fonctionnement est de 24V. Il faut donc deux
capteurs montés en série pour obtenir cette tension
(2 x 12V = 24V). Si on dispose de quatre capteurs, on placera en
dérivation deux séries de deux capteurs (voir schéma).
Si on dispose de six capteurs on montera trois séries de
deux capteurs.
La tension est de 24V entre A et B .
L'intensité fournie par l'ensemble est de 2A (avec les mêmes
hypothèses que précédemment).
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Pour
information, les installations SOLARTIS comprennent soit deux séries
de 16 panneaux, soit deux séries de 20 panneaux suivant la
tension de service de l'onduleur installé (192V dans le premier
cas ; 240V dans le deuxième).
PHOTOVOLTAIQUE
EN SITE ISOLE OU RELIE AU RESEAU ?
Photovoltaïque en site isolé :
Lorsqu'une
bâtisse est éloignée de plus d'un kilomètre
de toute ligne du réseau de distribution électrique,
il peut être moins onéreux d'avoir recours à
des panneaux photovoltaïques plutôt que de créer
une nouvelle ligne.
On peut aussi choisir le site isolé pour être autonome,
pour des considérations idéologiques ou pour se prémunir
de pannes électriques (comme celle qui a suivi la tempête
de 1999).
Un
tel choix entraîne des contraintes (et des coûts). Tout
d'abord il faudra prévoir un stockage car l'énergie
solaire a un gros défaut : elle est disponible quand on a
peu de besoins.
L'installation
sera donc composée de panneaux photovoltaïques reliés
à un régulateur lui même relié à
un parc de batteries d'une part et au circuit de consommation d'autre
part.
Le
régulateur est un dispositif électronique absolument
nécessaire ; sans lui, les batteries auraient une durée
de vie de quelques semaines.
Son rôle est, d'une part, d'arrêter la charge des batteries
lorsque celles-ci sont complètement chargées et, d'autre
part, de couper le courant dans le circuit de consommation avant
que les batteries ne soient complètement déchargées.
Dimensionnement
de l'installation :
La
puissance des panneaux et la capacité du parc de batteries
devra être évaluée avec soin en fonction des
besoins de l'habitation et de ses occupants. L'étude doit
être personnalisée, le mode de vie influant notablement
sur la gestion de l'énergie.
Le
coût des batteries est généralement équivalentà
celui des panneaux. L'installation est donc coûteuse. De plus,
les batteries ont une durée de vie limitée (comprise
entre 8 et 10 ans) ; il faudra prévoir financièrement
leur remplacement. De plus, leur recyclage pose des problème
en terme de pollution.
L'équipement
électrique :
Compte
tenu de ce qui précède, il faudra réduire au
maximum la consommation électrique. On choisira des lampes
fluo (soit tubes fluo, appelés improprement "néon",
soit des lampes fluocompactes) ; les appareils électriques
seront de classe A ou même A+, on proscrira tout appareil
électrique qui produit de la chaleur (radiateur, cuisinière,
cafetière …). La production de chaleur devra être
assurée par une autre source d'énergie. La machine
à laver devra être alimentée en eau chaude (solaire
si possible) pour ne pas avoir à chauffer l'eau avec l'électricité.
Dans la mesure du possible, ces appareils devront fonctionner sous
une tension continue de 12 ou 24V. Si des appareils fonctionnent
en 220V alternatif, ils pourront être alimentés par
un onduleur qui transforme
la tension continue en tension alternative. Ce choix entraîne
une plus grande consommation due au rendement de l'onduleur et à
sa consommation de veille.
Pour des utilisations ponctuelles de puissance importante, il sera
judicieux de prévoir un groupe électrogène
plutôt que de surdimensionner l'installation photovoltaïque.
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Schéma
d'une installation photovoltaïque en site isolé
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Photovoltaïque
relié au réseau :
Ce
choix évite de stocker l'énergie, donc plus de problème
de batteries ! Par contre on ne dispose pas de courant en cas de
panne du réseau, même si le soleil brille !
Le
principe : quand il y a du soleil, l'installation produit de l'énergie
électrique en courant continu. Un onduleur transforme ce
courant continu en un courant alternatif totalement identique à
celui que produit EDF.
Deux
options de raccordement sont possibles : la vente du surplus de
la production photovoltaïque ou la vente de la totalité
de la production.
-
Vente du surplus :
La production photovoltaïque est prioritairement consommée
par le propriétaire de l'installation. Si la production est
supérieure à la consommation de la maison, le surplus
est injecté sur le réseau et un compteur électronique
mesure ce surplus (énergie vendue).
Lorsque la production est inférieure à la consommation,
c'est le réseau qui fournit le complément à
la maison. Un deuxième compteur mesure ce complément
(énergie achetée).
EDF enverra régulièrement les factures de consommation
(à partir des indications du deuxième compteur), comme
à tout un chacun.
Une fois par an, au 1er novembre, le propriétaire de l'installation
photovoltaïque relèvera l'indication du premier compteur
et facturera à EDF l'énergie qu'il a injecté
sur le réseau.
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Schéma
d'une installation photovoltaïque reliée au réseau
option vente du surplus
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-
Vente de la totalité de la production photovoltaïque
:
Le prix du kWh d'origine photovoltaïque étant plus
élevé (environ 15 centimes d'euro tarif 2002) que
le kWh vendu par EDF (8 à 9 centimes), il est plus intéressant
de vendre la totalité de la production. La modification
de l'installation sera plus coûteuse que dans le cas précédent.
Dans cette option, l'installation électrique de la maison
est indépendante de l'installation de production.
Au total , le propriétaire de l'installation est "contrôlé"
par trois compteurs. Le troisième mesure l'énergie
consommée par l'onduleur lorsque l'installation photovoltaïque
ne produit pas (par exemple la nuit), de fait cette énergie
est vraiment négligeable, la véritable raison de
sa présence est de décourager les éventuels
fraudeurs.
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Schéma
d'une installation photovoltaïque reliée au réseau
option vente de la totalité
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PRODUCTION
PHOTOVOLTAIQUE EN FRANCHE COMTE
En Franche-Comté, chaque mètre carré du sol
reçoit, en moyenne, chaque année une énergie
de 1 300 kWh provenant du soleil. A titre de comparaison, cette
valeur est de 1 750 kWh/m2/an à Marseille et 1 150 kWh/m2/an
à Lille.
L'énergie
électrique que l'on pourra récupérer sera,
bien sûr, très inférieure à cette valeur,
car le rendement des cellules photovoltaïques est médiocre
(de 12 à 15%).
En
Franche-Comté, avec des panneaux orientés plein sud
et avec une inclinaison de 35 à 40°, on obtient une production
annuelle de l'ordre de 110 kWh par mètre carré de
panneau, ce qui correspond à 1 100 kWh par an et par kWc
installé.
Orientation
des capteurs :
Pour
récupérer le maximum d'énergie, le panneau
devra être perpendiculaire aux rayons du soleil. A moins que
les panneaux suivent le déplacement du soleil (faire tourner
plusieurs dizaines de mètres carrés de capteurs pour
suivre le déplacement du soleil est techniquement difficile,
donc économiquement très coûteux, pour un gain
énergétique modeste, de l'ordre de 30%), cette condition
ne sera remplie que pendant une durée assez courte dans la
journée.
L'orientation du panneau sera choisie en fonction de ce que l'on
souhaite récupérer.
Par exemple :
- si l'on a besoin d'électricité surtout entre 9 et
10h, il faudra orienter les panneaux au sud-est.
- mais en général, on souhaite récupérer
le maximum d'énergie ; on choisira l'orientation sud, le
soleil étant plus violent vers midi.
- si on se trouve à un endroit où les brouillards
matinaux se dissipent lentement, on décalera les panneaux
vers le sud-ouest.
L'orientation des panneaux doit donc être étudié
au cas par cas.
Inclinaison
des panneaux :
Là
encore il faut que les panneaux soient perpendiculaires aux rayons
lorsque le soleil est au sud. Le choix de l'inclinaison dépendra
aussi de ce que l'on attend du système photovoltaïque
:
- en site isolé, le besoin d'énergie est crucial en
hiver ; on favorisera la production de cette saison. A cette époque,
les rayons sont très inclinés (le soleil est "bas").
L'angle formé par l'horizontale et le capteur (son inclinaison
ou sa pente) devra être voisin de 55° (la latitude de
la Franche-Comté + 10°),
- pour du photovoltaïque relié au réseau, le
but est de vendre le maximum d'électricité sur l'année.
On favorisera la production estivale qui est, chacun le sait, la
plus abondante. Les panneaux seront donc perpendiculaires aux rayons
du soleil d'été. La pente des capteurs sera donc voisine
de 35° (latitude - 10°).
Remarque : une orientation décalée d'une dizaine
de degrés par rapport à la position optimale ne fait
pas chuter beaucoup la production. Par contre si le décalage
augmente, les pertes deviennent vite importantes. Le choix de l'orientation
et de l'inclinaison ne devra pas être fait à la légère
!
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